Diane Lacombe et son parcours littéraire

Née à Trois-Rivières au Québec (Canada), Diane Lacombe grandit dans une famille de cinq filles, occupant le deuxième rang, serrée entre deux fortes personnalités. Dès son plus jeune âge, Diane démontre un talent sûr pour le dessin et sa formation académique est principalement axée sur les arts visuels.

Pourtant, les emplois variés qu’elle occupe la conduiront au métier d’écrivain. De contrats à la pige en journalisme durant une dizaine d’années, aux fonctions de communicatrice dans un organisme public, pendant une quinzaine d’autres, Diane explore différents genres de rédaction en écrivant «pour les autres». Puis, au printemps de l’an 2000, elle prend un long congé sans solde et occupe ses journées à composer une histoire qui la captive : « Je voulais rédiger quelque chose de romantique à souhait, qui se passe dans mon époque de prédilection, le Moyen Âge, avec en toile de fond, la culture celtique. En somme, j’avais une envie furieuse de rêvasser et  d’écrire pour moi-même… ». 

Ce qu’elle fait au cours des six mois que dure son congé. À la demande de ses sœurs, Diane consent à partager le texte en cours d’écriture et le leur livre hebdomadairement, chapitre par chapitre, tel un roman feuilleton. De retour au bureau, Diane est pressée par ses collègues de rendre accessible le récit qu’elle a intitulé Mallaig.

Suite à l’accueil enthousiaste que réservent ces premiers lecteurs au roman, Diane décide de présenter celui-ci au concours Robert-Cliche organisé par Littérature Ville-Marie. Sans remporter les honneurs, le texte retient l’attention du jury formé par VLB Éditeur qui le publie sous le titre La Châtelaine de Mallaig en 2002. Le roman est immédiatement un best-seller au Québec et en France où France Loisirs en distribue 110 000 exemplaires dans son réseau, percée exceptionnelle pour une oeuvre québécoise. Dans les années subséquentes, le roman sera traduit en Espagnol, en Allemand et en Tchèque.

Cet énorme succès de librairie pousse Diane à développer son talent de romancière. Elle laisse son emploi  au printemps 2003, fait un voyage en Écosse et pond un deuxième roman lié au premier, Sorcha de Mallaig qui paraît en 2004. Se profile alors un nouveau récit, L'Hermine de Mallaig, qui formera une trilogie avec les deux autres, en 2005. Deux ans plus tard, dans un recueil de nouvelles illustrées intitulé Nouvelles de Mallaig, Diane conclut la trilogie en remettant ses personnages en scène une dernière fois.

En 2006, inspirée par une autre page d'histoire de l'Écosse, Diane démarre une nouvelle série romanesque médiévale. Avec la voix d’un personnage masculin d’abord, Gunni le Gauche, puis avec celle d’une héroïne, Moïrane, en 2008, Diane raconte l’histoire d’un couple d’explorateurs vikings, qui, au début du onzième siècle, pousse une expédition en Amérique.

À l’automne 2009, Diane quitte son univers écossais et médiéval et part à la recherche de ses ancêtres français à La Rochelle, ville qu’elle visite avec grand intérêt. Suivent alors deux années d’écriture et de recherches généalogiques et historiques qui mènent à la parution de Pierre et Renée – Un destin en Nouvelle-France, en 2011.